Un truc qui m'a traversé l'esprit dernièrement, c'est que tout ce que vous avez vu en photo jusqu'à maintenant, c'est le beau côté du Népal.
Vous n'avez pas vu le vrai choc culturel: les mendiants dans la rue tenant leur bébé d'un bras et tendant la main de l'autre ; parfois un homme ou une femme sur le sol couvert de petits vêtements et d'un simple drap, exposant leur pied sans orteils, tendant la main et émettant un son à peine audible; les enfants errant dans la rue la peau noircie par la poussière, tenant d'une main un immense sac de biens (étant 2 fois plus gros que leur taille) et de l'autre main, sniffant de la colle dans un sac...
J'ai aussi parlé dans un de mes premiers envois du fait ici que c'est souvent très bruyant: les gens qui reniflent et crachent sans arrêt, les klaxons résonnants aussi sans arrêt, les chiens aboyants eux aussi sans arrêt... et débutant souvent même la nuit à 2 ou 3 heures du matin (les chiens peuvent se relancer ça pendant au moins une heure ou plus). Il y a un homme pas loin de notre résidence qui récite une prière à tous les matins à des heures différentes. En fait, c'est plutôt comme un chant assez monotone et continue, répétant les mêmes 3-4 mots pendant 10 ou 15 minutes et il fait ça pour avoir un garçon car il n'a eu que des filles. Et je ne l'ai pas encore dit, mais même ce gars là prie sans arrêt (ça peut facilement dûrer une heure au total).
Point étrange vraiment typique d'ici: il est très fréquent de voir des gens du même sexe se tenir par le bras, par l'épaule, par la main, allant même parfois jusqu'à s'asseoir sur les genoux de l'autre, bras autour du cou. C'est drôle de voir ça et de se dire que ce n'est que de l'amitié très profonde... c'est juste un peu gossant quand il y en a 4 qui se tiennent ensemble sur un troittoir et qu'on veut les dépasser! :)
L'autre truc pour la majorité d'entre vous qui me lisent, c'est que vous n'avez probablement peu ou jamais ressenti ce que c'est d'être une minorité visible. En ville, ce n'est pas si pire car il y a quelques touristes, mais lorsqu'on est en milieu rural ou en milieu plus intime, beaucoup de gens vous observent. Heureusement, je m'en sacre pas mal (surtout que je comprends pas ce qu'ils disent) mais j'imagine que certaines personnes pourraient être choqués par ça. Au moins, certains enfants disent "Hello" et rigolent quand on leur répond.
Justement, parlant des enfants, c'est drôle parce qu'ils sont plutôt du genre à engager les étrangers. En fait, il est très facile de se faire aimer par eux ici. Quand on jouait avec eux sur le terrain du Basecamp il y a 2 semaines, ils nous ont invité à jouer avec eux (encore une fois, sans arrêt), nous appellaient "Uncle"... assez rigolo, et nous ont invité à manger leur petit pic-nic avec eux.
Pour revenir au côté un peu moins beau, je ne me souviens pas si j'en avais parlé mais presque tout le monde ici brûlent les déchets... et il n'y a pas de normes; tout ce qui brûle est valable: bois, emballages, détritus, merde et sac de plastiques. Tout ça pour dire que ça ne sent souvent pas très bon. Ça contribue aussi à épaissir ce smog quasi permanent qui englobe la vallée.
J'avais aussi parlé à un moment donné du fait qu'il n'y a pas de place dans les microbus... et bien ce n'est pas tout. Je me suis rendu compte de plusieurs choses dans les dernières semaines dont celles-ci: à un moment donné, j'attendais depuis quelques minutes pour rentrer dans un bus. Lorsque le bus (giga bondé) s'est arrêté devant moi, j'ai attendu un peu avant de rentrer car je voyais qu'une personne voulait sortir. L'instant d'une fraction de seconde, quelqu'un derrière moi me bousculait et était déjà rendu à l'intérieur du bus, le temps que je me rende compte de ce qui venait de se produire. J'ai donc dû attendre le prochain bus, gardant cette leçon en tête. Autre histoire (s'étant produit à plusieurs reprises): lorsque je m'apprêtais à sortir du bus, j'étais clairement engagé vers la sortie mais même à ça, la personne derrière moi me poussait pour sortir. Dans le même ordre d'idée, quand vous allez acheter un billet de cinéma au guichet, il n'y a pas de file d'attente, vous devez pousser ou bousculer pour arriver au guichet.
Ça semble très choquant dit comme ça mais ça semble suivre un tout autre ordre de pensée qui m'est arrivé de façon "positive" à un moment donné: encore une fois dans un microbus, j'étais engagé pour sortir mais j'étais coincé. Une ou deux personnes assises tiraient mon linge ou poussaient ma jambe pour m'aider à me décoincer. J'en suis donc venu à conclusion que leur logique doit probablement être: si ça bloque, on pousse pour que ça sorte.
C'est drôle de réaliser en écrivant qu'on réussi à s'habituer à tout ça et que je suis déjà sur le point de quitter le pays dans quelques jours...
Je vais probablement réécrire une dernière fois ici au Népal avant de quitter pour le Japon le 12 avril. À plus!
Vous n'avez pas vu le vrai choc culturel: les mendiants dans la rue tenant leur bébé d'un bras et tendant la main de l'autre ; parfois un homme ou une femme sur le sol couvert de petits vêtements et d'un simple drap, exposant leur pied sans orteils, tendant la main et émettant un son à peine audible; les enfants errant dans la rue la peau noircie par la poussière, tenant d'une main un immense sac de biens (étant 2 fois plus gros que leur taille) et de l'autre main, sniffant de la colle dans un sac...
J'ai aussi parlé dans un de mes premiers envois du fait ici que c'est souvent très bruyant: les gens qui reniflent et crachent sans arrêt, les klaxons résonnants aussi sans arrêt, les chiens aboyants eux aussi sans arrêt... et débutant souvent même la nuit à 2 ou 3 heures du matin (les chiens peuvent se relancer ça pendant au moins une heure ou plus). Il y a un homme pas loin de notre résidence qui récite une prière à tous les matins à des heures différentes. En fait, c'est plutôt comme un chant assez monotone et continue, répétant les mêmes 3-4 mots pendant 10 ou 15 minutes et il fait ça pour avoir un garçon car il n'a eu que des filles. Et je ne l'ai pas encore dit, mais même ce gars là prie sans arrêt (ça peut facilement dûrer une heure au total).
Point étrange vraiment typique d'ici: il est très fréquent de voir des gens du même sexe se tenir par le bras, par l'épaule, par la main, allant même parfois jusqu'à s'asseoir sur les genoux de l'autre, bras autour du cou. C'est drôle de voir ça et de se dire que ce n'est que de l'amitié très profonde... c'est juste un peu gossant quand il y en a 4 qui se tiennent ensemble sur un troittoir et qu'on veut les dépasser! :)
L'autre truc pour la majorité d'entre vous qui me lisent, c'est que vous n'avez probablement peu ou jamais ressenti ce que c'est d'être une minorité visible. En ville, ce n'est pas si pire car il y a quelques touristes, mais lorsqu'on est en milieu rural ou en milieu plus intime, beaucoup de gens vous observent. Heureusement, je m'en sacre pas mal (surtout que je comprends pas ce qu'ils disent) mais j'imagine que certaines personnes pourraient être choqués par ça. Au moins, certains enfants disent "Hello" et rigolent quand on leur répond.
Justement, parlant des enfants, c'est drôle parce qu'ils sont plutôt du genre à engager les étrangers. En fait, il est très facile de se faire aimer par eux ici. Quand on jouait avec eux sur le terrain du Basecamp il y a 2 semaines, ils nous ont invité à jouer avec eux (encore une fois, sans arrêt), nous appellaient "Uncle"... assez rigolo, et nous ont invité à manger leur petit pic-nic avec eux.
Pour revenir au côté un peu moins beau, je ne me souviens pas si j'en avais parlé mais presque tout le monde ici brûlent les déchets... et il n'y a pas de normes; tout ce qui brûle est valable: bois, emballages, détritus, merde et sac de plastiques. Tout ça pour dire que ça ne sent souvent pas très bon. Ça contribue aussi à épaissir ce smog quasi permanent qui englobe la vallée.
J'avais aussi parlé à un moment donné du fait qu'il n'y a pas de place dans les microbus... et bien ce n'est pas tout. Je me suis rendu compte de plusieurs choses dans les dernières semaines dont celles-ci: à un moment donné, j'attendais depuis quelques minutes pour rentrer dans un bus. Lorsque le bus (giga bondé) s'est arrêté devant moi, j'ai attendu un peu avant de rentrer car je voyais qu'une personne voulait sortir. L'instant d'une fraction de seconde, quelqu'un derrière moi me bousculait et était déjà rendu à l'intérieur du bus, le temps que je me rende compte de ce qui venait de se produire. J'ai donc dû attendre le prochain bus, gardant cette leçon en tête. Autre histoire (s'étant produit à plusieurs reprises): lorsque je m'apprêtais à sortir du bus, j'étais clairement engagé vers la sortie mais même à ça, la personne derrière moi me poussait pour sortir. Dans le même ordre d'idée, quand vous allez acheter un billet de cinéma au guichet, il n'y a pas de file d'attente, vous devez pousser ou bousculer pour arriver au guichet.
Ça semble très choquant dit comme ça mais ça semble suivre un tout autre ordre de pensée qui m'est arrivé de façon "positive" à un moment donné: encore une fois dans un microbus, j'étais engagé pour sortir mais j'étais coincé. Une ou deux personnes assises tiraient mon linge ou poussaient ma jambe pour m'aider à me décoincer. J'en suis donc venu à conclusion que leur logique doit probablement être: si ça bloque, on pousse pour que ça sorte.
C'est drôle de réaliser en écrivant qu'on réussi à s'habituer à tout ça et que je suis déjà sur le point de quitter le pays dans quelques jours...
Je vais probablement réécrire une dernière fois ici au Népal avant de quitter pour le Japon le 12 avril. À plus!

Ouais, vraiment intéressant ton expérience, merci pour tes réçits. Mais tu sais, en France, les gens ne font pas vraiment plus la file quand il s'agit de rentrer dans un bus par exemple, et on se fait bousculer. Mais j'imagine que c'est quand même moins pire.
RépondreSupprimerGuillaume