Puisque nous avons de l'électricité et l'internet en ce moment, j'étais entrain de lire sur plusieurs sujets verts aux bureaux de ECCA (là où je suis quand je ne suis pas à l'école) et de sujets en sujets, je suis tombé sur cet article que j'ai trouvé TRÈS intéressant (si jamais les mots "automobile" et "électrique" vous excite quand on les place ensemble). Ce n'est pas le prix actuel que j'ai trouvé intéressant mais plutôt l'évolution derrière et ce que ça va vouloir dire pour tout le monde et pour l'industrie dans les 5 prochaines années.
http://www.autobloggreen.com/2009/03/19/tesla-model-s-will-cost-57-400-just-49-900-after-tax-breaks/
N'oubliez pas de lire le dernier paragraphe! ( Tesla Heads North )
lundi 30 mars 2009
dimanche 29 mars 2009
Note à propos des photos
Petite note pour vous dire qu'il ne rentre pas plus de 500 photos dans un album Picasa. J'ai donc dû en commencer un nouveau. Si vous voulez y avoir accès, vous n'avez qu'à rentrer dans l'album actuel et remonter d'un niveau dans la hierarchie pour voir l'autre album (et les autres dans le futur). La hierarchie est affichée en haut de la page... vous n'avez qu'à cliquer sur "My Photos".
À plus tard!
À plus tard!
samedi 28 mars 2009
L'autre côté du Népal
Un truc qui m'a traversé l'esprit dernièrement, c'est que tout ce que vous avez vu en photo jusqu'à maintenant, c'est le beau côté du Népal.
Vous n'avez pas vu le vrai choc culturel: les mendiants dans la rue tenant leur bébé d'un bras et tendant la main de l'autre ; parfois un homme ou une femme sur le sol couvert de petits vêtements et d'un simple drap, exposant leur pied sans orteils, tendant la main et émettant un son à peine audible; les enfants errant dans la rue la peau noircie par la poussière, tenant d'une main un immense sac de biens (étant 2 fois plus gros que leur taille) et de l'autre main, sniffant de la colle dans un sac...
J'ai aussi parlé dans un de mes premiers envois du fait ici que c'est souvent très bruyant: les gens qui reniflent et crachent sans arrêt, les klaxons résonnants aussi sans arrêt, les chiens aboyants eux aussi sans arrêt... et débutant souvent même la nuit à 2 ou 3 heures du matin (les chiens peuvent se relancer ça pendant au moins une heure ou plus). Il y a un homme pas loin de notre résidence qui récite une prière à tous les matins à des heures différentes. En fait, c'est plutôt comme un chant assez monotone et continue, répétant les mêmes 3-4 mots pendant 10 ou 15 minutes et il fait ça pour avoir un garçon car il n'a eu que des filles. Et je ne l'ai pas encore dit, mais même ce gars là prie sans arrêt (ça peut facilement dûrer une heure au total).
Point étrange vraiment typique d'ici: il est très fréquent de voir des gens du même sexe se tenir par le bras, par l'épaule, par la main, allant même parfois jusqu'à s'asseoir sur les genoux de l'autre, bras autour du cou. C'est drôle de voir ça et de se dire que ce n'est que de l'amitié très profonde... c'est juste un peu gossant quand il y en a 4 qui se tiennent ensemble sur un troittoir et qu'on veut les dépasser! :)
L'autre truc pour la majorité d'entre vous qui me lisent, c'est que vous n'avez probablement peu ou jamais ressenti ce que c'est d'être une minorité visible. En ville, ce n'est pas si pire car il y a quelques touristes, mais lorsqu'on est en milieu rural ou en milieu plus intime, beaucoup de gens vous observent. Heureusement, je m'en sacre pas mal (surtout que je comprends pas ce qu'ils disent) mais j'imagine que certaines personnes pourraient être choqués par ça. Au moins, certains enfants disent "Hello" et rigolent quand on leur répond.
Justement, parlant des enfants, c'est drôle parce qu'ils sont plutôt du genre à engager les étrangers. En fait, il est très facile de se faire aimer par eux ici. Quand on jouait avec eux sur le terrain du Basecamp il y a 2 semaines, ils nous ont invité à jouer avec eux (encore une fois, sans arrêt), nous appellaient "Uncle"... assez rigolo, et nous ont invité à manger leur petit pic-nic avec eux.
Pour revenir au côté un peu moins beau, je ne me souviens pas si j'en avais parlé mais presque tout le monde ici brûlent les déchets... et il n'y a pas de normes; tout ce qui brûle est valable: bois, emballages, détritus, merde et sac de plastiques. Tout ça pour dire que ça ne sent souvent pas très bon. Ça contribue aussi à épaissir ce smog quasi permanent qui englobe la vallée.
J'avais aussi parlé à un moment donné du fait qu'il n'y a pas de place dans les microbus... et bien ce n'est pas tout. Je me suis rendu compte de plusieurs choses dans les dernières semaines dont celles-ci: à un moment donné, j'attendais depuis quelques minutes pour rentrer dans un bus. Lorsque le bus (giga bondé) s'est arrêté devant moi, j'ai attendu un peu avant de rentrer car je voyais qu'une personne voulait sortir. L'instant d'une fraction de seconde, quelqu'un derrière moi me bousculait et était déjà rendu à l'intérieur du bus, le temps que je me rende compte de ce qui venait de se produire. J'ai donc dû attendre le prochain bus, gardant cette leçon en tête. Autre histoire (s'étant produit à plusieurs reprises): lorsque je m'apprêtais à sortir du bus, j'étais clairement engagé vers la sortie mais même à ça, la personne derrière moi me poussait pour sortir. Dans le même ordre d'idée, quand vous allez acheter un billet de cinéma au guichet, il n'y a pas de file d'attente, vous devez pousser ou bousculer pour arriver au guichet.
Ça semble très choquant dit comme ça mais ça semble suivre un tout autre ordre de pensée qui m'est arrivé de façon "positive" à un moment donné: encore une fois dans un microbus, j'étais engagé pour sortir mais j'étais coincé. Une ou deux personnes assises tiraient mon linge ou poussaient ma jambe pour m'aider à me décoincer. J'en suis donc venu à conclusion que leur logique doit probablement être: si ça bloque, on pousse pour que ça sorte.
C'est drôle de réaliser en écrivant qu'on réussi à s'habituer à tout ça et que je suis déjà sur le point de quitter le pays dans quelques jours...
Je vais probablement réécrire une dernière fois ici au Népal avant de quitter pour le Japon le 12 avril. À plus!
Vous n'avez pas vu le vrai choc culturel: les mendiants dans la rue tenant leur bébé d'un bras et tendant la main de l'autre ; parfois un homme ou une femme sur le sol couvert de petits vêtements et d'un simple drap, exposant leur pied sans orteils, tendant la main et émettant un son à peine audible; les enfants errant dans la rue la peau noircie par la poussière, tenant d'une main un immense sac de biens (étant 2 fois plus gros que leur taille) et de l'autre main, sniffant de la colle dans un sac...
J'ai aussi parlé dans un de mes premiers envois du fait ici que c'est souvent très bruyant: les gens qui reniflent et crachent sans arrêt, les klaxons résonnants aussi sans arrêt, les chiens aboyants eux aussi sans arrêt... et débutant souvent même la nuit à 2 ou 3 heures du matin (les chiens peuvent se relancer ça pendant au moins une heure ou plus). Il y a un homme pas loin de notre résidence qui récite une prière à tous les matins à des heures différentes. En fait, c'est plutôt comme un chant assez monotone et continue, répétant les mêmes 3-4 mots pendant 10 ou 15 minutes et il fait ça pour avoir un garçon car il n'a eu que des filles. Et je ne l'ai pas encore dit, mais même ce gars là prie sans arrêt (ça peut facilement dûrer une heure au total).
Point étrange vraiment typique d'ici: il est très fréquent de voir des gens du même sexe se tenir par le bras, par l'épaule, par la main, allant même parfois jusqu'à s'asseoir sur les genoux de l'autre, bras autour du cou. C'est drôle de voir ça et de se dire que ce n'est que de l'amitié très profonde... c'est juste un peu gossant quand il y en a 4 qui se tiennent ensemble sur un troittoir et qu'on veut les dépasser! :)
L'autre truc pour la majorité d'entre vous qui me lisent, c'est que vous n'avez probablement peu ou jamais ressenti ce que c'est d'être une minorité visible. En ville, ce n'est pas si pire car il y a quelques touristes, mais lorsqu'on est en milieu rural ou en milieu plus intime, beaucoup de gens vous observent. Heureusement, je m'en sacre pas mal (surtout que je comprends pas ce qu'ils disent) mais j'imagine que certaines personnes pourraient être choqués par ça. Au moins, certains enfants disent "Hello" et rigolent quand on leur répond.
Justement, parlant des enfants, c'est drôle parce qu'ils sont plutôt du genre à engager les étrangers. En fait, il est très facile de se faire aimer par eux ici. Quand on jouait avec eux sur le terrain du Basecamp il y a 2 semaines, ils nous ont invité à jouer avec eux (encore une fois, sans arrêt), nous appellaient "Uncle"... assez rigolo, et nous ont invité à manger leur petit pic-nic avec eux.
Pour revenir au côté un peu moins beau, je ne me souviens pas si j'en avais parlé mais presque tout le monde ici brûlent les déchets... et il n'y a pas de normes; tout ce qui brûle est valable: bois, emballages, détritus, merde et sac de plastiques. Tout ça pour dire que ça ne sent souvent pas très bon. Ça contribue aussi à épaissir ce smog quasi permanent qui englobe la vallée.
J'avais aussi parlé à un moment donné du fait qu'il n'y a pas de place dans les microbus... et bien ce n'est pas tout. Je me suis rendu compte de plusieurs choses dans les dernières semaines dont celles-ci: à un moment donné, j'attendais depuis quelques minutes pour rentrer dans un bus. Lorsque le bus (giga bondé) s'est arrêté devant moi, j'ai attendu un peu avant de rentrer car je voyais qu'une personne voulait sortir. L'instant d'une fraction de seconde, quelqu'un derrière moi me bousculait et était déjà rendu à l'intérieur du bus, le temps que je me rende compte de ce qui venait de se produire. J'ai donc dû attendre le prochain bus, gardant cette leçon en tête. Autre histoire (s'étant produit à plusieurs reprises): lorsque je m'apprêtais à sortir du bus, j'étais clairement engagé vers la sortie mais même à ça, la personne derrière moi me poussait pour sortir. Dans le même ordre d'idée, quand vous allez acheter un billet de cinéma au guichet, il n'y a pas de file d'attente, vous devez pousser ou bousculer pour arriver au guichet.
Ça semble très choquant dit comme ça mais ça semble suivre un tout autre ordre de pensée qui m'est arrivé de façon "positive" à un moment donné: encore une fois dans un microbus, j'étais engagé pour sortir mais j'étais coincé. Une ou deux personnes assises tiraient mon linge ou poussaient ma jambe pour m'aider à me décoincer. J'en suis donc venu à conclusion que leur logique doit probablement être: si ça bloque, on pousse pour que ça sorte.
C'est drôle de réaliser en écrivant qu'on réussi à s'habituer à tout ça et que je suis déjà sur le point de quitter le pays dans quelques jours...
Je vais probablement réécrire une dernière fois ici au Népal avant de quitter pour le Japon le 12 avril. À plus!
mardi 17 mars 2009
Le temps passe vite en cibole
Je m'en rends plus ou moins compte mais le temps passe vite en cibole. Il y a une semaine déjà se terminait notre journée à célébrer Holi. Il y a 2 semaines, je suis allé faire un tour d'avion pour visiter les Himalayas et voir l'Everest. Il y a 4 semaines, je suis allé faire du rafting et du canyoning... et il y a 6 semaines, j'étais à Montréal, sur le point de partir... et dans moins d'un mois, je serai au Japon... pis Chriss B, lui, yé déjà sur le point de revenir à Montréal... et je sens que vous allez me faire un peu chier avec vos games de poker (vous savez à qui je m'adresse), hehehehe... :)
Sinon pour résumer un peu ma dernière fin de semaine, nous sommes allés à Nagarkot, endroit de prestige pour la vue des montagnes, situé à environ 2 heures de Kathmandou au Nord-Est. Lorsque nous sommes descendus de l'autobus, nous étions déjà intéressés par la vue de la vallée. Après un peu de marche aux alentours, nous avons finalement trouvé l'hôtel qui nous a rapidement charmé par son entrée et ensuite par son intérieur. Il s'agirait probablement d'un 3 ou 4 étoiles par chez nous mais pour nous, ça semblait être du 5... ou si celà était possible, du 6 étoiles.
C'est à ce moment précis que nous avons réalisé à quel point nous vivons dans le luxe. Même Basecamp en soit est un endroit de luxe: nous avons beaucoup de commodités, le logement est grand et assez confortable... mais cet hôtel (Club Himalaya), était vraiment une révélation... à un point tel que nous jubilions comme si nous avions découvert un trésor.
Après s'être rendu à la chambre, je suis parti explorer l'hôtel pour voir tout ce qu'il avait à nous offrir. Bibliothèque, piscine, spa, massages, bar, vue sur les montagnes... vous le demandez et vous l'avez. Par contre, les 3 plus intéressants, c'est-à-dire: la piscine, le spa et la vue sur les montagnes... ben ils étaient hors services. Ouais, pas de vue, pas de piscine, pas de spa. La vue, c'était de la merde (je me suis retenu d'en parler plus tôt). Épaisse poussière nous empêchant de voir. Anyway, pas de trouble, au moins ils ont des massages pour pas cher (genre 28$ pour une heure). Après le massage étrange (qu'ils appellaient "rythmique"), c'était bientôt l'heure du souper. Alors bouffe, puis dodo assez tôt pour ne pas manquer le lever du soleil vers 6h le lendemain.
Cadran sonne, tête levée de l'oreiller, couleur grise partout dans le ciel, déception, redodo. Déjeuner, massage plus tard encore une fois (fallait ben que je profite de l'hôtel quelque part). Excursion hors de l'hôtel pour trouver un temple soit disant à 1h30 de marche dans un sentier. On ne s'est finalement jamais rendu... on nous a dit après une heure que c'était à 20 km de marche dans les montagnes. D'la marde, on retourne à Kathmandou sur un air de déception. Au moins, la bouffe était pas pire...
Lundi matin, nous sommes tous malades (la chiasse, comme on dit), et nous ne sommes pas allés travailler non plus aujourd'hui. Fallait pas trop s'y méprendre à propos de tous ça: on est quand même au Népal. Mais côté santé, ça va relativement bien maintenant... reste que cette fin de semaine aura pu se résumer qu'en un seul mot: caca.
À part de ça, il y a 2 personnes qui nous quittent une de fois de plus aujourd'hui... ça commence à être vide ici dedans (nous étions autour de 15 à un moment donné et nous serons maintenant environ 6 ou moins, tout dépendant des journées).
Bref, tous ça pour dire encore une fois que le temps passe vite en maudit.
Faque on se voit demain ?
Sinon pour résumer un peu ma dernière fin de semaine, nous sommes allés à Nagarkot, endroit de prestige pour la vue des montagnes, situé à environ 2 heures de Kathmandou au Nord-Est. Lorsque nous sommes descendus de l'autobus, nous étions déjà intéressés par la vue de la vallée. Après un peu de marche aux alentours, nous avons finalement trouvé l'hôtel qui nous a rapidement charmé par son entrée et ensuite par son intérieur. Il s'agirait probablement d'un 3 ou 4 étoiles par chez nous mais pour nous, ça semblait être du 5... ou si celà était possible, du 6 étoiles.
C'est à ce moment précis que nous avons réalisé à quel point nous vivons dans le luxe. Même Basecamp en soit est un endroit de luxe: nous avons beaucoup de commodités, le logement est grand et assez confortable... mais cet hôtel (Club Himalaya), était vraiment une révélation... à un point tel que nous jubilions comme si nous avions découvert un trésor.
Après s'être rendu à la chambre, je suis parti explorer l'hôtel pour voir tout ce qu'il avait à nous offrir. Bibliothèque, piscine, spa, massages, bar, vue sur les montagnes... vous le demandez et vous l'avez. Par contre, les 3 plus intéressants, c'est-à-dire: la piscine, le spa et la vue sur les montagnes... ben ils étaient hors services. Ouais, pas de vue, pas de piscine, pas de spa. La vue, c'était de la merde (je me suis retenu d'en parler plus tôt). Épaisse poussière nous empêchant de voir. Anyway, pas de trouble, au moins ils ont des massages pour pas cher (genre 28$ pour une heure). Après le massage étrange (qu'ils appellaient "rythmique"), c'était bientôt l'heure du souper. Alors bouffe, puis dodo assez tôt pour ne pas manquer le lever du soleil vers 6h le lendemain.
Cadran sonne, tête levée de l'oreiller, couleur grise partout dans le ciel, déception, redodo. Déjeuner, massage plus tard encore une fois (fallait ben que je profite de l'hôtel quelque part). Excursion hors de l'hôtel pour trouver un temple soit disant à 1h30 de marche dans un sentier. On ne s'est finalement jamais rendu... on nous a dit après une heure que c'était à 20 km de marche dans les montagnes. D'la marde, on retourne à Kathmandou sur un air de déception. Au moins, la bouffe était pas pire...
Lundi matin, nous sommes tous malades (la chiasse, comme on dit), et nous ne sommes pas allés travailler non plus aujourd'hui. Fallait pas trop s'y méprendre à propos de tous ça: on est quand même au Népal. Mais côté santé, ça va relativement bien maintenant... reste que cette fin de semaine aura pu se résumer qu'en un seul mot: caca.
À part de ça, il y a 2 personnes qui nous quittent une de fois de plus aujourd'hui... ça commence à être vide ici dedans (nous étions autour de 15 à un moment donné et nous serons maintenant environ 6 ou moins, tout dépendant des journées).
Bref, tous ça pour dire encore une fois que le temps passe vite en maudit.
Faque on se voit demain ?
mardi 10 mars 2009
Holi-day
Quelle journée! Aujourd'hui était ce qu'ils appellent "Holi" ou fête des couleurs, étant une journée spéciale de célébration Hindou (plus de détails ici... que je ne sais probablement même pas moi-même: http://en.wikipedia.org/wiki/Holi). Ce qui avait de marquant aujourd'hui était le fait que beaucoup de gens participent à cette fête en lançant des ballons ou sac de plastique rempli d'eau et de colorant sur environ n'importe qui étant à proximité, tachant les rues, les immeubles et surtout les vêtements et la peau des gens. Il fallait donc avoir des vêtements spécialement pour l'occasion car certains colorants utilisés sont permanents.
Ce qu'il y avait de magique aujourd'hui, c'était surtout l'ambiance partout dans les rues avoisinantes de notre immeuble (Basecamp). La majorité d'entre nous sommes restés sur le toît de l'immeuble pendant une grosse partie de l'avant-midi à lancer et à recevoir des attaques de ballons dans toutes les directions. Même les gens dans les rues (4 ou 5 étages plus bas) avaient le culot de nous lancer des ballons. Ce qu'il y avait de plus impressionnant était surtout leur visou qui était souvent impécable... on se disait tous qu'ils devaient avoir des années de pratique derrière eux.
Il ne fallait pas avoir peur de se faire "beurrer"; il est arrivé à plusieurs personnes de recevoir des attaques sur la tête ou en plein visage. De plus, l'origine de leur eau était probablement de la vieille eau de vaisselle, de lessive ou parfois même de toilette. Comme ils sont pauvres, ils n'ont pas nécessairement les moyens de gaspiller de l'eau propre, ce qui est très sensé. Il fallait juste être certain de garder la bouche fermée! :)
Après un avant-midi TRÈS haut en couleur, nous nous sommes rassemblés autour de la table pour dîner. Le reste de la journée, certains d'entre nous avons joués avec les enfants qui étaient entrés sur le terrain. C'est fou à quel point les enfants ont de l'énergie! Un peu plus tard, même lorsque nous étions sur le point de finir de souper, nous pouvions encore les voir et les entendre 4 étages plus bas.
Et maintenant, nous pouvons entendre les échos de gens entrain jouer des percussions, chanter, de crier, taper des mains, bref, entain de faire la fête dans l'immeuble juste à côté du nôtre. Disons que c'est une ambiance très amusante. Par contre, ici dedans, nous sommes tous côma, ou sur le bord d'aller se coucher (il est 20h50)... mais vu qu'il y a de l'électricité seulement depuis 20h, beaucoup vont probablement combattre le sommeil pour profiter du courant.
C'était donc le résumé de cette fantastique journée. Photos à venir!
D'ailleurs, pour certains qui ont probablement remarqué, il y a BEAUCOUP de nouvelles photos, enfin. Je vais aussi essayer d'envoyer des vidéos (j'essaie présentement). C'est juste que la connection ici est souvent très médiocre.
À plus tard!
Ce qu'il y avait de magique aujourd'hui, c'était surtout l'ambiance partout dans les rues avoisinantes de notre immeuble (Basecamp). La majorité d'entre nous sommes restés sur le toît de l'immeuble pendant une grosse partie de l'avant-midi à lancer et à recevoir des attaques de ballons dans toutes les directions. Même les gens dans les rues (4 ou 5 étages plus bas) avaient le culot de nous lancer des ballons. Ce qu'il y avait de plus impressionnant était surtout leur visou qui était souvent impécable... on se disait tous qu'ils devaient avoir des années de pratique derrière eux.
Il ne fallait pas avoir peur de se faire "beurrer"; il est arrivé à plusieurs personnes de recevoir des attaques sur la tête ou en plein visage. De plus, l'origine de leur eau était probablement de la vieille eau de vaisselle, de lessive ou parfois même de toilette. Comme ils sont pauvres, ils n'ont pas nécessairement les moyens de gaspiller de l'eau propre, ce qui est très sensé. Il fallait juste être certain de garder la bouche fermée! :)
Après un avant-midi TRÈS haut en couleur, nous nous sommes rassemblés autour de la table pour dîner. Le reste de la journée, certains d'entre nous avons joués avec les enfants qui étaient entrés sur le terrain. C'est fou à quel point les enfants ont de l'énergie! Un peu plus tard, même lorsque nous étions sur le point de finir de souper, nous pouvions encore les voir et les entendre 4 étages plus bas.
Et maintenant, nous pouvons entendre les échos de gens entrain jouer des percussions, chanter, de crier, taper des mains, bref, entain de faire la fête dans l'immeuble juste à côté du nôtre. Disons que c'est une ambiance très amusante. Par contre, ici dedans, nous sommes tous côma, ou sur le bord d'aller se coucher (il est 20h50)... mais vu qu'il y a de l'électricité seulement depuis 20h, beaucoup vont probablement combattre le sommeil pour profiter du courant.
C'était donc le résumé de cette fantastique journée. Photos à venir!
D'ailleurs, pour certains qui ont probablement remarqué, il y a BEAUCOUP de nouvelles photos, enfin. Je vais aussi essayer d'envoyer des vidéos (j'essaie présentement). C'est juste que la connection ici est souvent très médiocre.
À plus tard!
vendredi 6 mars 2009
Pas mal occupé
Ça fait un petit bout de temps que je n'ai pas écrit alors je me disais qu'il était peut-être temps.
Ces temps-ci, je suis très occupé avec ma job actuelle. Pour clarifier un peu, pour ceux qui ne savaient pas, je devais donner des cours d'informatiques à des enfants âgés de moins de 14 ans et également enseigner la conscientisation environnementale. Lorsque je suis arrivé dans la classe la semaine passée, il y avait des draps sur les 8-9 ordinateurs de la classe, qui étaient couverts de poussière vraiment épaisse. Après avoir retiré les draps, j'ai découvert sous le nuage de poussière laissé par les draps, qu'il y avait autant de poussière sinon plus, directement sur les écrans, claviers, souris et ordinateurs. Après avoir essayé d'allumer les ordinateurs avec les 2 membres de mon organisation qui étaient sur place avec moi, certains étudiants qui devaient assister au cours ont essayé de m'aider à tout faire fonctionner.
Malheureusement, après environ 30 minutes de gossage, j'ai dû dire aux étudiants que le cours n'aurait pas lieu. Quelques étudiants un peu plus intéressés sont restés avec moi jusqu'à ce que je parte, c'est-à-dire, une heure plus tard, là où j'ai dû me rendre à l'évidence qu'il n'y avait que 2 ordinateurs fonctionnels.
Tout ça pour dire que je ne donnerai pas de cours d'informatique jusqu'à nouvel ordre car il n'y a pas l'équipement nécessaire ici pour le faire de façon adéquate.
Malgré tout, je suis à fond dans mon enseignement de conscientisation environnementale, ce que je souhaitais faire au tout début. Par contre, ça demande beaucoup, beaucoup de temps et de planification car je suis parti de rien, que je donne les leçons plus rapidement que je suis capable de les écrire et aussi parce que je dois imprimer les leçons au plus crisse, à chaque fois que nous avons la chance d'avoir de l'électricité. Vous ne vous en rendez probablement pas compte, mais de l'électricité 24 heures sur 24, c'est vraiment un putain de luxe! :)
Tout ça pour dire que je suis vraiment très occupé ces temps-ci, sans compter que je n'ai même pas acheté mon billet pour aller au Japon encore. Sérieux, c'est vraiment toffe de s'organiser ici quand on a pas d'électricité et pas d'internet.
Autre point poche, on a lu dans les nouvelles cette semaine qu'il y a une centrale électrique qui a dû interrompre ses services car elle a eu des problèmes. Elle sera réparée dans environ 3 mois (quand je ne serai plus ici). Ils ont déjà changé un peu les horaires d'électricité pour en fournir moins parce que nous fonctionnont à l'hydro-électricité majoritairement et que nous sommes en période de sécheresse. En effet, c'est assez incroyable de dire que nous avons eu du soleil et un ciel dégagé (avec une température d'environ 22 - 25 durant le jour) environ 95% du temps depuis que je suis arrivé il y a déjà un mois. La météo n'est pas trop toffe à prévoir! :)
D'ailleurs, je vais devoir arrêter le blog ici, il ne m'en reste plus pour longtemps avec la pile du laptop... parce que oui, j'écris à la noirceur avec ma lampe frontale et je vais envoyer ce texte aussitôt que j'ai accès à l'internet dans les prochains jours.
À plus!
Jeudi 5 mars @ 19h12
Ces temps-ci, je suis très occupé avec ma job actuelle. Pour clarifier un peu, pour ceux qui ne savaient pas, je devais donner des cours d'informatiques à des enfants âgés de moins de 14 ans et également enseigner la conscientisation environnementale. Lorsque je suis arrivé dans la classe la semaine passée, il y avait des draps sur les 8-9 ordinateurs de la classe, qui étaient couverts de poussière vraiment épaisse. Après avoir retiré les draps, j'ai découvert sous le nuage de poussière laissé par les draps, qu'il y avait autant de poussière sinon plus, directement sur les écrans, claviers, souris et ordinateurs. Après avoir essayé d'allumer les ordinateurs avec les 2 membres de mon organisation qui étaient sur place avec moi, certains étudiants qui devaient assister au cours ont essayé de m'aider à tout faire fonctionner.
Malheureusement, après environ 30 minutes de gossage, j'ai dû dire aux étudiants que le cours n'aurait pas lieu. Quelques étudiants un peu plus intéressés sont restés avec moi jusqu'à ce que je parte, c'est-à-dire, une heure plus tard, là où j'ai dû me rendre à l'évidence qu'il n'y avait que 2 ordinateurs fonctionnels.
Tout ça pour dire que je ne donnerai pas de cours d'informatique jusqu'à nouvel ordre car il n'y a pas l'équipement nécessaire ici pour le faire de façon adéquate.
Malgré tout, je suis à fond dans mon enseignement de conscientisation environnementale, ce que je souhaitais faire au tout début. Par contre, ça demande beaucoup, beaucoup de temps et de planification car je suis parti de rien, que je donne les leçons plus rapidement que je suis capable de les écrire et aussi parce que je dois imprimer les leçons au plus crisse, à chaque fois que nous avons la chance d'avoir de l'électricité. Vous ne vous en rendez probablement pas compte, mais de l'électricité 24 heures sur 24, c'est vraiment un putain de luxe! :)
Tout ça pour dire que je suis vraiment très occupé ces temps-ci, sans compter que je n'ai même pas acheté mon billet pour aller au Japon encore. Sérieux, c'est vraiment toffe de s'organiser ici quand on a pas d'électricité et pas d'internet.
Autre point poche, on a lu dans les nouvelles cette semaine qu'il y a une centrale électrique qui a dû interrompre ses services car elle a eu des problèmes. Elle sera réparée dans environ 3 mois (quand je ne serai plus ici). Ils ont déjà changé un peu les horaires d'électricité pour en fournir moins parce que nous fonctionnont à l'hydro-électricité majoritairement et que nous sommes en période de sécheresse. En effet, c'est assez incroyable de dire que nous avons eu du soleil et un ciel dégagé (avec une température d'environ 22 - 25 durant le jour) environ 95% du temps depuis que je suis arrivé il y a déjà un mois. La météo n'est pas trop toffe à prévoir! :)
D'ailleurs, je vais devoir arrêter le blog ici, il ne m'en reste plus pour longtemps avec la pile du laptop... parce que oui, j'écris à la noirceur avec ma lampe frontale et je vais envoyer ce texte aussitôt que j'ai accès à l'internet dans les prochains jours.
À plus!
Jeudi 5 mars @ 19h12
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